B

  • Bamboche
    débauche, festin, fête, ripaille.
  • Berne (mettre en…)
    mettre en berne consiste à placer un pavillon à mi-hauteur (à mi-drisse) ou  roulé sur lui-même pour pour éviter qu’il ne se déploie. Les raisons de cet acte ont évolué au cours des siècles et suivant la nature du bâtiment : deuil, demande d’aide ou signal de détresse, demande d’un pilote à l’entrée d’un port… La symbolique est donc très claire. En signe de deuil, de repli, de tristesse, on empêche le drapeau de claquer…
    Ce mot ancien vient du vocabulaire maritime mais son origine est inconnue.
    Certains y voient le mot de la marine hollandaise BERM (bord, ourlet), évoquant le drapeau roulé. C’est possible mais pas très convaincant, d’autant plus que l’expression néerlandaise pour « mettre en berne » n’utilise pas le mot « berm » mais peut se traduire littéralement par « à mi-mât », exactement comme dans les langues très  proches que sont l’anglais et l’allemand.
    Pol CORVEZ  dans son »Nouveau dictionnaire des mots nés de la mer ». (Chasse Marée/Glénat, 2010) propose une autre origine plus proche de nous et qui semble cadrer beaucoup mieux. Berne viendrait du mot breton « BERN » (tas). Mettre en berne serait donc « mettre en tas » le pavillon. Que l’origine soit bretonne, alors que jusqu’à récemment la plupart des marins français étaient bretons, n’aurait rien d’étonnant.
  • Bonnette
    Les bonnettes sont des voiles légères que l’on suspend à des vergues mobiles ( boute – hors), fixées temporairement aux extrémités des vergues habituelles des voiliers à gréement carré pour augmenter la puissance de traction au portant (vent arrière ou grand largue).
    De la forme d’un carré long, légèrement trapézoïdal, elles ont à peu près la surface de la moitié de la voile à côté desquelles elles sont gréées. Voile de vent léger, elles ne sont généralement installées que sur les basses vergues et les huniers et permettent de gagner un petit peu en vitesse sur des longues traversées. Elles étaient redoutées des gabiers à cause des risques de chute lors de leur établissement car, nettement à l’extérieur du navire, ils n’avaient aucune sauvegarde. De ce fait, et compte tenu qu’un virement de bord ou un arrêt était impossible avant des heures, la chute était synonyme de mort par noyade.
    Les bonnettes maillées sont fixées aux basses voiles par des mailles (œillets proches de la ralingue) et amarrées par les écoutes aux points des bonnettes. Des secondes bonnettes maillées peuvent être lacées aux bonnettes maillées. Les bonnettes maillées des huniers sont des ajoutées aux extrémités des vergues sur les boute – hors.
    Une manœuvre de fortune pour calfater une voie d’eau consiste à plaquer une bonnette à l’extérieur de la coque ; la bonnette est alors aspirée par la voie et la bouche.
    Les clippers utilisaient beaucoup les bonnettes lors des « courses du thé », où une vitesse élevée était primordiale pendant tout le voyage.
    Ci-dessous une bonnette sur le BELEM:

    BELEM

    BELEM

bonnette sur le BELEM

bonnette sur le BELEM

  • Bordé
    Le bordé est l’ensemble des bordages, c’est-à-dire l’ensemble des parties qui constituent la coque d’un bateau. Dans la construction européenne, le bordé est fixé extérieurement sur les membrures (charpente interne). Dans l’Antiquité, les éléments du bordé étaient montés avant qu’on y insère la charpente.Le bordé peut être de bois, d’acier, mais on le veut étanche (le calfatage sert à étanchéifier les bordés de bois). Il doit résister aux forces de la mer et aux tensions internes au bateau liées à la présence du gréement, ainsi que dans une certaine mesure à des chocs minimes lorsque le bateau est à quai. On différencie :

    • bordé des hauts (œuvres mortes) ;
    • bordé de carène (œuvres vives) ;
    • bordé de pont.

Du côté intérieur se trouve le vaigrage.

  • Bosco
    L’appellation Bosco est issue de l’anglais « bosseman », qui était le contre-maître chargé de la bosse, dernier cordage à retenir l’ancre avant de le mouiller.
    Dans la marine nationale française, le bosco est le maître de manœuvre.
    Dans la marine marchande, il est le maître d’équipage. C’est le relais entre les officiers et les matelots (ou marins). Le bosco se situe hiérarchiquement entre les officiers et les membres de l’équipage. C’est un marin expérimenté dans la manoeuvre, il a autorité sur les matelots et a des responsabilités d’encadrement.
  • Boujaron
    Petite mesure de fer-blanc qui sert, dans la cambuse, à distribuer des rations de divers liquides à l’équipage et qui contient un peu moins du seizième d’un litre.
  • Bouline
    (de l’anglais bow-line, câble d’étrave)
    Cordage fixé au point de bouline des voiles carrées sur les grands voiliers, c’est à dire au milieu du côté de ces voiles. Il permet, en tirant sur la voile vers l’avant, de régler l’angle de ces voiles par rapport au vent pour obtenir une vitesse maximale du navire et aussi d’éviter que le vent prenne à contre. Boulinard est en conséquence un qualificatif désignant un fin manoeuvrier.

Une réflexion au sujet de « B »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s